Le dictionnaire ultime
#1 9/09/2010 à 22:46
Le dictionnaire ultime
Est-ce que vous connaissez le dictionnaire du diable ?
C'est tout simplement un livre écrit par Ambrose Bierce (1842-1914) et qui comporte des définitions absolument géniales de mots courants.

Voilà quelques extraits :

Aborigènes n.p. Personnes de moindre importance qui encombrent les paysages d’un pays nouvellement découvert. Ils cessent rapidement d’encombrer ; ils fertilisent le sol. p.7

Absurdité n. Affirmation manifestement incompatible avec son opinion propre. p.11
Accomplissement n. La fin de l’effort et le début de l’ennui. p.11

Amnistie n. Magnanimité d’un pays envers des coupables qu’il serait trop onéreux de sanctionner. p.17
Amour n. Folie temporaire que l’on peut guérir par le mariage ou en retirant le patient du champ d’influence qui est à la source de l’indisposition. p.17
Antipathie n. Sentiment inspiré par l’ami d’un ami. p.19
Ardeur n. État particulier de l’amour sans expérience. p.20
Assisté n. Individu qui compte sur la générosité publique pour un soutien que vous-mêmes n’êtes pas en position de pouvoir obtenir. p.22
Auto-évident adj. Évident pour une seule personne à l’exclusion de toute autre. p.27
Avouer v. Confesser une faute. Dévoiler les fautes d’autrui est un grand devoir imposé par l’amour de la vérité. p.28
Bien-être n. État d’esprit produit par la contemplation des ennuis d’autrui. p.32
Calomnier v. Attribuer malicieusement à quelqu’un les actions vicieuses que l’on n’a pas eu la tentation ou l’opportunité de commettre soi-même. p.37
Canon n. Instrument utilisé dans la rectification des frontières nationales. p.37
Chemin de fer n. Le plus important des dispositifs mécaniques qui nous permettent de nous déplacer de là où nous sommes à là où nous ne serons pas mieux. p.45
Chrétien n. Personne qui croit que le Nouveau Testament est un livre d’inspiration divine admirablement adapté aux besoins spirituels de son voisin. Personne qui suit les enseignements du Christ tant qu’ils ne sont pas incompatibles avec une vie de péché. p.48
Cirque n. Endroit où les chevaux, les poneys et les éléphants sont autorisés à voir des hommes, des femmes et des enfants se conduire comme des idiots. p.51
Clairvoyance n. Capacité pour une personne, généralement féminine, de voir ce qui est invisible pour son patron - à savoir que c’est un abruti. p.51

Comestible adj. Susceptible d’être mangé et digéré, comme un ver pour un crapaud, un crapaud pour un serpent, un serpent pour un cochon, un cochon pour l’homme et l’homme pour le ver. p.54
Compromis n. Sorte d’ajustement d’intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu’il a eu ce qu’il ne devait pas obtenir, et qu’il n’est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû. p.57
Confident(e) n. Personne instruite par A des secrets de B, confiés personnellement par ce dernier à C. p.58
Connaisseur n. Spécialiste qui sait tout à propos d’une chose et rien à propos de tout le reste. p.58
Conservateur n. Politicien qui affectionne les maux existants, qu’il ne faut pas confondre avec le Libéral qui souhaite les remplacer par d’autres. p.59
Consolation n. Lorsque l’on constate qu’un homme meilleur est plus infortuné que soi. p.59
Consulter v. Rechercher l’approbation d’autrui pour un projet déjà bien arrêté. p.60
Conversation n. Foire où chacun propose ses petits articles mentaux, chaque exposant étant trop préoccupé par l’arrangement de ses propres marchandises pour s’intéresser à celles de ses voisins. p.61
Corsaire n. Politicien des mers. p.62
Critiques n.p. L’une des nombreuses méthodes qu’affectionnent les imbéciles pour perdre leurs amis. p.64
Curiosité n. Vilain défaut de l’esprit féminin. L’envie de savoir si oui ou non une femme se consume de curiosité est l’une des passions les plus actives et les plus insatiables de l’âme masculine. p.66
Cynique n. Grossier personnage dont la vision déformée voit les choses comme elles sont, et non comme elles devraient être. p.66
Dédain n. Sentiment d’un homme prudent envers un ennemi qui est trop formidablement à l’abri pour être attaqué. p.69
Dentiste n. Prestidigitateur qui, tout en mettant du métal dans votre bouche, subtilise des pièces dans votre poche. p.72
Dérision n. Manière de montrer que la personne qui en subit les attaques est dénuée des heureuses qualités qui distinguent ceux qui l’attaquent. p.73
Détresse n. Maladie contractée à l’exposition de la prospérité d’un ami. p.73
Deux fois. adv. Une fois de trop. p.74
Dicton n. Expression populaire rebattue , ou proverbe. Voici, en guise d’exemple, quelques vieux dictons réajustés au goût du jour :
Mieux vaut tard que jamais tant qu’on ne vous a pas invité.
Donner l’exemple est mieux que de le suivre.
La valeur d’un ouvrage vaut ce que vaut la peine d’avoir à demander à quelqu’un d’autre de le faire.
De deux maux choisissez d’être le moindre.
Quand on veut, on pourrait. p.75
Diplomatie n. L’art patriotique de mentir pour son pays. p.76
Discussion n. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. p.76
Distance n. La seule chose que les riches soient prêts à accorder aux pauvres, en souhaitant qu’ils la gardent. p.76
Éducation n. Ce qui révèle, dans les manières et les façons d’un imbécile, son manque d’intelligence. p.86
Effet n. Le second de deux phénomènes qui apparaissent toujours ensemble et dans le même ordre. Le premier, appelé cause, est censé générer l’autre - ce qui n’est pas mieux démontré que par cette personne qui, n’ayant jamais vu de chien auparavant que dans la poursuite d’un lapin, déclare que le lapin est la cause du chien. p.87
Égoïste adj. Dénué de respect pour l’égoïsme des autres. p.87
Égotiste n. Personne de goût médiocre, plus intéressée par elle-même que par moi. p.87
Éloquence n. Art de convaincre les imbéciles par la parole de ce que le cheval blanc d’Henri IV est effectivement blanc. Cela inclut le talent de prouver que le cheval blanc est également de n’importe quelle autre couleur. p.89
Émancipation n. Changement de tutelle de la tyrannie d’autrui au despotisme de soi-même. p.89
Savoir n. Forme d’ignorance qui distingue les studieux. p.95
Évangéliste n. Porteur de bonnes nouvelles, particulièrement (dans un sens religieux) de celles qui assurent notre propre salut et la damnation de nos voisins. p.95
Excentricité n. Manière de se faire valoir qui est si facile à mettre en oeuvre que les imbéciles l’utilisent pour mettre en relief leur nullité. p.95
Excuser (s’) v. Poser les fondations d’une future offense. p.97
Expérience n. Lucidité qui nous permet de reconnaître comme une fâcheuse vieille connaissance la folie que nous venons de commettre. p.99
Faire plaisir v. Poser les fondations d’une structure de contrainte. p.102
Félicitations n.p. Politesse de la jalousie. p.104
Fidélité n. Vertu particulière de ceux qui ne sont pas loin d’être trompés. p.106

Foi n. Croyance sans preuve dans ce qui est affirmé par quelqu’un qui parle sans savoir, ou qui pense sans comparer. p.107
Fou adj. Atteint d’un haut degré d’indépendance intellectuelle ; qui ne se conforme pas aux standards de la pensée, de la parole et de l’action, déterminés par des magisters à partir de l’observation d’eux-mêmes ; qui diffère de la majorité ; en résumé, inhabituel. Il est à remarquer que les gens que l’on déclare fous le sont par des autorités qui n’ont pas à apporter la preuve qu’elles sont elles-mêmes parfaitement saines. p.108
Frontières n. En géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations, séparant les droits imaginaires de l’une des droits imaginaires de l’autre. p.112
Histoire n. Compte rendu hautement douteux d’événements historiques hautement futiles, causés par des chefs d’une haute scélératesse et des soldats particulièrement stupides. p.127
Homéopathe n. L’humoriste de la profession médicale. p.131
Hypocrite n. Personne qui, professant des vertus qu’il ne respecte pas, rend évident l’avantage de sembler être ce qu’il dédaigne. p.134
Ignare n. Personne ignorante peu familiarisée avec certains domaines du savoir qui vous sont familiers, et qui ont des domaines de prédilection auxquels vous n’entendez rien. p.137
Imagination n. Entrepôt d’idées, dont le poète et le menteur sont copropriétaires. p.137
Index n. Doigt pointé qui, si on le suit, montre deux malfaiteurs. p.143

Infortune : cette sorte de fortune qui ne nous rate jamais.
Ingrat n. Individu qui reçoit un avantage d’un autre, ou qui est un objet de charité. p.147
Insurrection n. Révolution qui a échoué. Tentative infructueuse pour substituer le désordre à un mauvais gouvernement. p.151

Intention n. Prévalence dans l’esprit d’un ensemble d’influences sur un autre ensemble ; Effet dont la cause est l’imminence, immédiate ou lointaine, de l’exécution d’un acte involontaire. p.151

Interprète n. Individu qui permet à deux personnes de langues différentes de se comprendre mutuellement, en répétant à chacune ce qu’il aurait été intéressant pour l’interprète que l’autre eût déclaré. p.151
Journaliste n. Écrivain qui tente de trouver sa voie dans la vérité, et qui la disperse dans une tempête de mots. p.158 Kilt n. Costume quelquefois porté par les Écossais en Amérique, et par les Américains en Écosse. p.160
Logique n. Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l’humaine incompréhension. Toute la logique est basée sur le syllogisme, qui présente une proposition majeure, une proposition mineure et une conclusion - ainsi :
Proposition Majeure : Soixante hommes peuvent faire un ouvrage en soixante fois moins de temps qu’un seul homme.
Proposition Mineure :Un homme peut creuser un trou pour un poteau en soixante seconde ; donc - 
Conclusion : Soixante hommes peuvent creuser un trou pour un poteau en une seconde.
Cela peut prendre le nom de syllogisme arithmétique, dans lequel, en combinant la logique et la mathématique, nous jouissons d’une double certitude et sommes deux fois comblés de bonheur. p.167
Longévité n. Prolongation inconfortable de la peur de la mort. p.151
Loquacité n. Affection qui redouble chez le malade incapable de refréner sa langue quand vous souhaitez prendre la parole. p.168
Lunarien n. Habitant de la lune, à distinguer du lunatique qui est habité par la lune. p.171
Lycée n. 1/. École antique où l’on s’entretenait de morale et de philosophie. 2/. École moderne où l’on discute de football. p.171
Mariage n. État ou condition d’une communauté comportant un maître, une maîtresse et deux esclaves, l’ensemble ne faisant que deux personnes. p.178

Médire v. Faire le portrait d’un homme comme il est, quand il n’est pas là. p.180
Menteur n. Personne qui pratique l’expression de la vérité avec une conscience assez lâche. p.181
Ministre n. Personne qui agit avec un grand pouvoir et une faible responsabilité. p.182
Mythologie n. Ensemble des croyances d’un peuple primitif concernant ses origines, sa préhistoire, ses héros, ses dieux, etc., à ne pas confondre avec les récits véridiques qui sont inventés par la suite. p.190
Patience n. Forme mineure de désespoir, déguisée en vertu. p.207
Philosophie n. Route comportant de nombreuses voies et qui s’étend de nulle part à rien. p.211
Plagier v. Emprunter la pensée et le style d’un autre écrivain que l’on a jamais, jamais lu. p.213
Politesse n. La plus acceptable des hypocrisies. p.216
Politique n. Lutte d’intérêts déguisée en débat de grands principes. Conduite d’affaires publiques pour un avantage privé. p.216
Preuve n. Évidence ayant une once de plausibilité supérieure à son improbabilité. Témoignage de deux personnes face à celui d’une seule. p.
Prier v. Demander que les lois de l’univers soient annulées en faveur d’un unique pétitionnaire, indigne de son propre aveu. p.225
Reconsidérer v. Chercher une justification pour une décision déjà prise. p.235
Refus n. [...] Les refus appartiennent à différents degrés sur une échelle de valeur décroissante : le formel refus, le refus conditionnel, le timide refus et le refus féminin. Par certains casuistes, ce dernier est également appelé le refus consentant. p.237
Sophismes n.p. Manière de discuter d’un adversaire, très différente de la sienne en ce qu’elle est supérieure par ses mensonges et ses invraisemblances. [...] des palabres d’arguties et des nuages de mots. p.262
Soumission. Patience dans l’inconfort, mais dans l’espoir d’une revanche qui en vaille la peine.
Travail n. L’un des processus selon lequel A gagne des biens pour B. p.278
Vieillesse n. Période de la vie où nous transigeons avec les vices que nous continuons à chérir, tout en repoussant avec horreur ceux que nous n’avons plus la faculté de commettre. p.286

Vous les trouvez comment ?


Est-ce que vous avez des définitions dans ce genre ? =D
Dernière mise à jour le 9/09/2010 à 22:47 par Yoshi.
Yoshi
#2 9/09/2010 à 22:52
J'adore ! =D
Pas inspiré pour le moment, il est tard il faut dire ^^.
#3 9/09/2010 à 23:42
Citer:
Posté à l'origine par: Bastaya


C'est une provocation ? aie



On appelle ça du cynisme, du second degré, de l'ironie, bref : de l'humour.
#4 9/09/2010 à 23:44
"Accomplissement n. La fin de l’effort et le début de l’ennui. p.11
"

Très Schopenhauer celle-ci.

"La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui." (in Le Monde comme volonté et comme représentation) triste

"le refus féminin. Par certains casuistes, ce dernier est également appelé le refus consentant."

Ou comment annuler un viol. bigsmile
Le pire, c'est que c'est pas toujours de la blague...

"Fou adj. Atteint d’un haut degré d’indépendance intellectuelle ; qui ne se conforme pas aux standards de la pensée, de la parole et de l’action, déterminés par des magisters à partir de l’observation d’eux-mêmes ; qui diffère de la majorité ; en résumé, inhabituel. Il est à remarquer que les gens que l’on déclare fous le sont par des autorités qui n’ont pas à apporter la preuve qu’elles sont elles-mêmes parfaitement saines. p.108"

J'aime beaucoup celle-ci. La fin fait penser à Foucault, dans l'idée que la psychiatrie s'est développée en certifiant des normes à partir de l'étude de ce qui était d'emblée considéré comme anormal (quelque chose comme ça).
Dernière mise à jour le 10/09/2010 à 0:02 par Michel Sucre.
#5 10/09/2010 à 14:21
Huître : Mollusque gluant en forme de crachat que les hommes civilisés sont assez intrépides pour manger sans lui ôter les entrailles.

Patience : Forme mineure de désespoir, déguisée en vertu.

Raseur : Personne qui parle quand vous souhaitez qu'elle écoute.

Sincère : Muet et illettré.

Sorcière : 1/ Horrible et repoussante vieille femme, en perverse activité avec le diable. 2/ Belle et attirante jeune personne, dont les perverses activités dépassent le diable.

Violon : Instrument qui titille les oreilles humaines par le frottement d'une queue d'un cheval sur les boyaux d'une chatte.

sourire
#6 10/09/2010 à 17:16
Dans la série des dictionnaires rigolos, voir aussi Le grand dictionnaire des précieuses de Somaize (1630 - ?).

Aimer. - J'aime beaucoup les gens d'esprit : J'ai un furieux tendre pour les gens d'esprit.
Asseoir. - Seyez-vous, Monsieur, s'il vous plaît : Prenez figure, monsieur, s'il vous plaît.
Affection. - Vous me témoignez une grande affection : Vous m'encendrez et m'encapucinez le coeur.
Ame. - Vous avez l'âme matérielle : Vous avez la forme enfoncée dans la matière.
Belles choses. - Cette personne connaît bien toutes les belles choses : cette personne connaît bien la force des mots et le friand du goût.
Boutique. - La boutique d'un libraire : le cimetière des vivants et des morts.

Choses. - Ces gens-là ne font pas les choses comme il faut : ces gens-là ont un procédé tout à fait irrégulier.
Les choses que vous dites sont fort communes : les choses que vous dites sont du dernier bourgeois.
Il faut avouer que vous dites les choses comme il faut : il faut avouer que vous donnez dans le vrai de la chose.
Chandelle. - Laquais, mouchez la chandelle : Inutile, ôtez le superflu de cet ardent.
Coiffer. - Vous êtes tantôt bien et tantôt mal coiffée : l'économie de votre tête est tantôt bien et tantôt mal gardée.
Chien. - Votre chien fait son ordure : votre chien s'ouvre furieusement.
Cul. - Le cul : le rusé inférieur.

Danser
. - Il danse bien : il danse proprement.

Hermaphrodite. - On soupçonne cette femme-là d'être hermaphrodite : on soupçonne cette femme-là d'être doublée.

Menteuse. - Vous êtes une grande menteuse : vous êtes une grande diseuse de pas vrai.

Perruque, - Avoir une perruque : avoir les cheveux lustrés.
Petit. - Avoir la bouche petite : avoir la bouche bien bornée.

Surpris. - Je suis surprise de cela : je suis si surprise de cela que les bras m'en tombent.
Dernière mise à jour le 10/09/2010 à 17:19 par Michel Sucre.
#7 10/09/2010 à 20:32
Vraiment génial le Dictionnaire du diable, prochain livre de chevet wink
#8 10/09/2010 à 21:55
Oui il a l'air pas mal. Une page tous le jours avant de dormir sourire
On peut ne peux juste pas le trouver dans un marchant de journaux en fasse de la gare par contre :// aie
#9 12/09/2010 à 0:28
j'ai un furieux tendre pour le dictionnaire des précieuses !
possesseur d'un membre du CITJAD : Commando International des Théières Japonaises Armées et Dangereuses.
#10 13/09/2010 à 20:00
j'adore ^^

Gay : " un homme intelligent, élégant, ayant de la culture et qui ne prends pas les femmes pour des C*ne"

bigsmile
#11 16/09/2010 à 14:15
Tu t'es éclaté à tout re-écrire ?!
Beau goss si c'est le cas. Sinon ce livre à l'air d'être parfait ! j'crois que je vais l'acheter.

Kiss kiss love todo el mundo !
Dernière mise à jour le 16/09/2010 à 14:15 par Neptune.
Moi, je suis Dieu. Alors tu me respectes ...
#12 16/09/2010 à 14:38
Oeuvre originale sourire
#13 10/02/2017 à 17:02
ce topic date, mais comme il est génial je réponds, histoire que les gens le relisent ^^
Je pense donc je ne vous suis pas et tout ce qui ne me tue pas ne me rend pas plus fort pour autant

Satius est supervaqua scire quam nihil
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